Et si l’une des problématiques énergétiques de l’air comprimé venait des tuyaux ?
Il s'agit du principal élément générant une perte de charge. Elle est due au fait que, dans le réseau d’air comprimé, les particules de gaz qui se déplacent et entrent en collision avec les parois du tube.
À chaque impact, une partie de leur énergie cinétique est convertie en chaleur, entraînant une perte de pression et donc une perte d'énergie disponible.
On distingue deux types de pertes de charges :
Les linéaires qui sont dues aux frottements de l’air contre les parois internes des conduites et plus sont longues, étroites ou rugueuses, plus les pertes sont importantes.
Les singulières qui sont provoquées par des obstacles comme les filtres, les vannes, les raccords ou les changements brusques de direction ou de diamètre.
Alors comment optimiser les pertes de charges, surtout lorsque le réseau est déjà en place ?
On peut travailler sur la géométrie du réseau par exemple, en créant des boucles pour équilibrer les flux et diminuer les vitesses d'écoulement. Ou encore en ajoutant des réservoirs tampons, à proximité des postes à forte amplitude de consommation, afin d’absorber les variations et d’adoucir les débits.
Dans les deux cas, l'objectif est de ralentir le flux d’air pour réduire l’énergie perdue en frottements.
Autrement dit, limiter la vitesse de l’air, c’est limiter les pertes de charge.